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À l'invitation de Luc Dall'Armellina, auteur de poésie, enseignant (art & design) aux Beaux-Arts de Valence et chercheur (médias numériques) trois jours d'ateliers de création avec ses étudiants de 3ème année en Design Graphique, qui passent leur diplôme en octobre 2010, sur récits et narrations : Dire, faire, voir des histoires.
Le principe du workshop est de proposer un travail d'ateliers, fait de moments de découvertes, de travaux variés (lectures de textes, visionnages d'œuvres, écoutes audio) et de processus d'écritures (graphique, textuelle, sonore), ainsi que la réalisation d'un travail (individuel ou collectif ou en petits groupes) débouchant sur une production transmédia.
Ici, les sons enregistrés dans la ville, sous la neige, le quartier des Beaux-Arts, par les étudiants mixés avec la lecture de leurs textes écrits en ateliers d'écriture. Un récit comme un trajet, un parcours dans la ville, entre errance et dérive. Une histoire par fragments avec lecture aléatoire : "En fermant les yeux à Toulouse, je me suis retrouvé à Brest..."
Invité à animer des ateliers d'écriture à SciencesPo et à la Faculté de Lettres de Poitiers j'ai proposé aux étudiants de travailler sur la société, le monde qui nous entoure, dans une interrogation de la langue, à partir de deux auteurs contemporain, Jean-Christophe Bailly, et son texte Basse continue, publié au Seuil, en 2000 et Hubert Lucot, et son textePour plus de liberté encore : slogans hyperlibéralistes, publié par Voix éditions, en 2000.
Basse continue :
Quelques phrases extraites du journal du matin, fragments de commentaires et d’analyses "à chaud" de notre quotidien. Dans cet empilement qu’on opère, les phrases prennent alors la tournure des dépêches d’agences de presse. A force, on entend presque le bruit de la machine, « non un chant mais une basse continue. »
Slogans hyperlibéralistes :
Établir une liste d’aphorismes entre slogan politique et maxime poétique, à partir de collages de textes aux provenances variées, manchettes de journaux et annonces publicitaires détournés.
Nous avons ensuite enregistré leurs slogans.
L'intégralité de leurs textes est à lire en ligne sur le site Ouvrez(transcontinentale de l'atelier d'écriture) lancé par François Bon :
Rendez-vous sur MARELLE : Zone d'Activités Poétiques pour découvrir le texte La définition de l'aigle, photographies du paysage de Serge Pey avec des encres de Balbino Giner, publié aux Éditions Jacques Brémond, en 1987.
Lectures/Performances de Serge Pey auGarage de Besançon, le 13/02/1996 Enregistrements réalisés par Erratum.org
Création sonore et poésie acousmatique d’Yves Justamante.
"Ce n’est pas du tout lyrique, écrit Yves Justamante, en tout cas le texte, puisque c’est un texte scientifique de Pascal écrit en 1644 (expériences nouvelles touchant le vide), suite à la découverte par Torricelli de la pression atmosphérique et du baromètre 2 ans auparavant (“vif-argent”=mercure). C’est un descriptif d’expériences, la cinquième ici. Comme c’est incompréhensible (oui ou non ? c’est ça qui m’intéresse) (langue de l’époque (vocabulaire) + style Pascal (anacoluthes…) + texte visuel (descriptif d’expériences) , cela peut créer le sentiment de lyrisme, mais alors en dernier ressort. Après qu’il y ait un rendu lyrique ( avec la musique et sa relation à la voix ), ce n’est pas pour me déranger."
" EXPERIENCE 5
Si l’on met une corde de près de quinze pieds avec un fil attaché au bout ( laquelle on laisse longtemps dans l’eau, afin que s’imbibant peu à peu, l’air, qui pourrait y être enclos, en sorte ) dans un tuyau de quinze pieds, scellé par un bout comme dessus, et rempli d’eau, de façon qu’il n’y ait hors du tuyau que le fil attaché à la corde, afin de l’en tirer, et l’ouverture ayant été mise dans un vif-argent : quand on tire la corde peu à peu, le vif-argent monte à proportion, jusqu’à ce que la hauteur du vif-argent, jointe à la quatorzième partie de la hauteur qui reste d’eau, soit de deux pieds trois pouces; car après, quand on tire la corde, l’eau quitte le haut du verre, et laisse un espace vide en apparence, qui devient d’autant plus grand, que l’on tire la corde davantage. Et que si on incline le tuyau, le vif-argent du vaisseau y rentre, en sorte que, si on l’incline assez, il se trouve tout plein de vif-argent et d’eau qui frappe le haut du tuyau avec violence, faisant le même bruit et le même éclat que s’il cassait le verre, qui court risque de se casser en effet. Et peut ôter le soupçon de l’air que l’on pourrait dire être demeuré dans la corde, on fait la même expérience avec quantité de petits cylindres de bois, attachés les uns aux autres avec du fil de laiton. ”
Blaise Pascal, Expériences nouvelles touchant le vide. Mixage sonore réalisé à partir des morceaux d'Yves Justamante sur son site Myspace. A lire également son blog La diarrhée digestive.
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Faire cailler le lait avec du sang de caille
L'album de Lise N. est disponible en magasin le 16 septembre 2008, il peut être commandé auprès du label Le Cluricaun
Avec la participation d'Antoine Boute, Denis Frajerman, Nadine Richard et Eric Roger.Conception graphique et illustrations : Sarah Arnal.
Lise N. est née dans le sud véritable. Elle a publié ses écrits et leur mise en musique dans des revues pluridisciplinaires et réalisé des pièces radiophoniques et performances publiques. Bassiste du duo de musique industrielle 689eyes dans les années 90, elle est aujourd'hui multi-instrumentiste dans le domaine du folklore incongru. A partir de ses écrits, elle élabore un puzzle musical et visuel, en solo ou avec des collaborateurs : "Les Actes Amanites".
Improvisation autour du disque :
Tu as bien de la chance de pouvoir désarticuler le grenier, tu es sorti du cercle. Mélodie, mélodie des endormis, sur la même architecture et chacun se déployait en une minute et trente secondes. Nous avons souhaité qu'elle renouvelle cette expérience et nous essuyons les gouttes qui traînent au pied de nos orteils. Plusieurs minutes passent dans le noir et depuis plusieurs minutes, j'entends leurs patins résonner du côté des coursives, en-dehors de la piste et là je lui parle vers le large, fatigué. Des mots doux, elle lui confie sa vie, ses problèmes de formes et de fond. L'étirement frappe d'abord sur place. Un pic, puis un autre. Le murmure impatient des spectatrices et des perforeuses qui l'appelle. Grignote les dièses, ton contrat est rompu. Mélodie, mélodie des interdits, entre le corps de la foule et les deux corps en surimpression il n'y a pas d'espace. Ainsi de suite jusqu'à épuisement complet du groupe, dans tous les sens. C'est cruel et coulant à la fois comme si nous étions nés en nous tenant la main et la langue, en zigzag, autour de lui, tire ce qu'il reste de tendres mais vautours de toi murmurent lâche prise lâche nous bien au-dessus de la ville.
Extraits du disque :
Migragne Les visions des équipes Faire cailler le lait avec du sang de caille Le poisouc se détache Animal Bleu Numéro Trente
Les Actes Amanites par Lise N., publié aux éditions Le Calepin jaune, en septembre 2008. Photographie de couverture et maquette réalisées par Erik Damiano Préface de Jacques Barbéri.
Pour en savoir plus sur le travail de Lise N., consultez son blog.
A l'occasion du Salon du Livre 2008, le journal du 13 mars Libération contenait un CD "Lettres d'Israël" avec 12 extraits d'œuvres littéraires lus par Anne Alvaro, Stéphane Freiss et Daniel Mesguich.
Mixage réalisé à partir de dix de ces textes :
Pipelines (La colle forte) : Etgar Keret Vie et mort en 4 rimes : Amos Oz Théra : Zeruya Shalev Les gens indispensables ne meurent jamais : Amir Gutfreund La mer sans retour : Aliza Olmert Dans la peau de Gisela : David Grossman Textile : Orly Castel-Bloom Des papillons sous la pluie : Mira Maguen Un feu amical : A. B. Yehoshua Beaufort : Ron Leshem
Moving Forest presenté par AKA the castle CONSPIRE, Transmediale08 House of World Cultures, Berlin Vendredi 1er février 2008 http://www.movingforest.net/
Emission réalisée par Xavier Cahen pour Radiolist.
Extraits sonores :
The Monotone Symphony March 9, 1960 : Yves Klein Refus global : Paul-Emile Borduas Cuisine sonore (le vin) : John Deneuve Sound & Vision # 3 : Tokyo eyes vs Le voyage à Tokyo : Pierre Ménard Assemblée Générale : Up8, Novembre 2007, Saint Denis : Guillaume Loizillon Christoph Zangerle, artiste et membre du “Palastbündnis” à Berlin : Claudia Manigel Celui qui oublie où mène le chemin #2 : François Martig Joespeh Beuys : JA JA JA JA JA, NEE NEE NEE NEE NEE Martin Kippenberger : JA JA JA JA JA, NEE NEE NEE NEE NEE Hallas Duncan : Revolution Government in the future : Noam Chomsky
Le spectre des armatures est un défaut d’aspect de la peau d’un béton dû à la présence d’armatures trop proches de la surface, ou à leur mise en vibration. Ce phénomène se traduit par le dessin visible des armatures sous le béton.
L'écrivain français d'origine roumaine Isidore Isou, créateur du Lettrisme, est décédé samedi 29 juillet à Paris, à l'âge de 82 ans. Isidore Isou (Jean-Isidore Goldstein pour l'état civil) est né le 29 janvier 1925 à Botosani (Roumanie). En 1942, il découvre une phrase du philosophe allemand Hermann von Keyserling: "le poète dilate les vocables", qu'il lit "le poète dilate les voyelles" ("vocable" signifiant en roumain "voyelle").
Symphonie n°3 (1999/2000)
Avec Isidore Isou, orchestration Frédéric Aquaviva
Extrait du CD "Musiques lettristes" publié en 2004 aux éditions Al Dante. Enregistré et dirigé par Frédéric Aquaviva.
« La ville est un trou », répète Charles Pennequin.
« Il s’agit en quelque sorte d’un poème d’amour constitué de plusieurs poèmes ayant plus ou moins pour thème la relation amoureuse, la relation à l’autre, et qui pourront se décliner de différentes manières, par la voix parlée, le chant, le cri, ou sous la forme de lettres d’amour (une longue lettre improvisée dans le train). Ces poèmes diront surtout la difficulté de sortir de soi pour aller à l’autre, la difficulté de se penser, ils poseront la question de sortir de son propre corps, comment quitter la physique par le chant. En fait le poète interroge le poème, la poésie, le fait de dire à la voix nue ou dans les micros, d’improviser. »
"Dichte" est un poème sonore diffusé le 17 avril sur France Culture, dans le cadre de "Perspectives Contemporaines".
"Dichte" est une sorte d’interprétation sonore du livre de Charles Pennequin « La ville est un trou » qui paraît aux éditions P.O.L. en avril 2007.
Musique : Jean-François Pauvros et Yvan Etienne Réalisation : Pierre Willer
Rendez-vous sur UBU Web pour découvrir les dernières nouveautés d'hiver publiées en janvier 2007 sur leur site.
Avec des extraits d'une conversation datant de 1967, entre John Cage et Morton Feldman, l'interprétation des écoliers de la "Bella Vista Elementary School" et de David Braden qui rendent hommage à Gertrude Stein avec un poème improvisé à 30 voix (Every Afternoon), des poèmes de Gherasim Luca (Son corps léger) et Henri Chopin (définition des lettres suivantes), ainsi que deux ''Pièces pour Guitare'', d'Erik Satie, interprètées par Pierre Laniau.
Lectures de textes, extraits de films, pièces sonores, messages audio, téléphoniques, interviews, reportages et témoignages originaux sont rassemblés dans ce projet de programme radiophonique, conçu comme une déambulation sonore, au bout du fil, en textes et sons détachés et décalés. Des collages, des assemblages, des « compositions » pour sonder les multiples facettes du téléphone, les questionner, les exprimer, les analyser et les rêver tout à la fois. Tracer leurs lignes de fuite.
Charles Pennequin, Le répondeur. Coraline Janvier, Voice mail. Four Ophones : Ambassade suédoise, Tokyo, octobre 2004. Konstfack, Stokholm, janvier 2005. Pierre Ménard, Simple comme, 2006. Dial a Poem : Joe Brainard, I Remember, 1970. John Giorno, 5. extrait de Shit, Piss, Blood, Pus + Brains, 1976. Arnold Pasquier, Silence on tourne & Tu vas me manquer, 1995 et 1997.
Ecouter une playlist proposée par Pierre Ménard. demain matin épisode 4, ce sera le jeudi 13 juillet à 22h.
Programme :
• « Godard » par John Stein • « If I told Him, a Completed Portrait of Picasso » par Gertrude Stein • « Conferencer » par Nicolas Tardy • « Je Marche » par Dominique Petitgand • « Il y a, ensuite » par Dominique Petitgand • « Atelier du Jard » par Pierre Ménard • « Ralentissez les Cadences ! » par François Dufrène • « “ b b b b et F m s b w ” » par Raoul Haussmann • « Dritter Teil » par Kurt Schwitters • « Le Chant des Villes » par Pierre Ménard • « Sombre les Détails » par Guillaume Fayard, Michael Northam et Seijiro Murayama • « Le Voyageur » par Schizotrope et Gilles Deleuze
Quand la poésie entre en gare... Tout au long de la semaine, du 4 au 12 mars 2006, à l'occasion de la 8ème édition du "Printemps des poètes" la SNCF a diffusé de courts messages sonores et poétiques. Simone Hérault, la voix de la SNCF, a lu de courts extraits de dix poèmes sur le thème "Le chant des villes"...