La nuit litanie a été créé pour l’émission de Thomas BaumgartnerLes passagers de la nuit et la séquence qui clôt l’émission : 2 voix 5 minutes (Deux contraintes : deux comédiens et une durée de 5 minutes), de quatre épisodes. Enregistrée au studio 117 par Olivier Dupré, ingénieur du son, et réalisée par Véronik Lamendour, avec les acteurs Christelle Tual et Laurent Poitrenaux, l’émission a été diffusée en octobre 2009.
Un couple dans la nuit. Derrière leurs fenêtres, ils regardent la ville en contrebas. Ils parlent et imaginent ce qui se passe dans la pénombre. Des volets clos sur des fenêtres aveugles. Debout dans l’embrasure d’une nuit sans voix, désirant, ils cherchent leur souffle. Des rues, une nuit, vides. Des histoires, ce qu’on se dit pour commencer. Nous vivons ainsi. Un renversement, ce vertige d’être au monde. Une chose que nous sentons vaguement, ombre ou petite lueur, dont la silhouette fantomatique s’élève dans la nuit. Un désir, une émotion, un lieu, de la lumière et des bruits.
Le cinquième numéro de la revue d’ici là est consacré à la sérendipité (ce qu'on trouve sans le chercher) : Le cœur est voyageur, l'amour est au hasard. Une bande son de 50 minutes est proposée en parallèle à la revue.
Sommaire du numéro :
Gilles Amalvi, Joël Baqué, Perceval Barrier, Étienne de Bary, Daniel Cabanis, Luc Dall’Armellina, Philippe De Jonckheere, Caroline Diaz, Michèle Dujardin, Elisa Espen, Michel Falempin, Claude Favre, Jean-Yves Fick, Jean-Marc Flahaut, Stéphane Gantelet, Nathanaël Gobenceaux, Christine Jeanney, Anne Kawala, Klimperei, Stéphane Korvin, Elise Lamiscarre, David Lespiau, Laurent Margantin, Stéphane Massa-Bidal, Pierre Ménard, Juliette Mezenc, Sandra Moussempès, Régis Nivelle, Florence Noël, Grégory Noirot, Jean-Noël Orengo, Isabelle Pariente-Butterlin, Arnold Pasquier, Daniel Pozner, Pierremannuel Proux, Alain Robinet, Anne Savelli, Joachim Séné, Nicolas Vasse, Guillaume Vissac, Colette Tron, Éva Truffaut.
42 auteurs / 135 pages
Les 25 premières pages à feuilleter librement sur Publie.net. Téléchargement proposé à 5,50 euros.
Bande son :
Klimperei, enregistré par David Fenech : wrove, Sandra Moussempès, voix et chant : porte 280, Alain Robinet, enregistré par David Christoffel : Lignes seules du corps mis à nu, David Lespiau : DamasBeyrouthDamas, Pierre Ménard : : voix de François Marthouret lisant Pessoa, de Philippe Jaccottet (extraits), Gilles Amalvi : Ballade des énigmes imprévues, et Les Marquises, de Jacques Brel.
Du lundi 31 mai au jeudi 3 juin 2010, à partir de 23h., dans l’émission de Thomas Baumgartner, séquence 2 voix 5 minutes, diffusion du texte Les lignes de désir de Pierre Ménard, en quatre épisodes.
Réalisation d’Anne-Pascale Desvignes, avec Rebecca Stella et Olivier Claverie (comédiens).
De quoi ça parle, Les Passagers de la Nuit ? De l’extraordinaire au quotidien. Du monde à hauteur d’homme, qui n’est jamais plus beau et passionnant que dans ses replis, dans ses coins cachés, dans des récits personnels…
Les lignes de désir, c’est quoi au juste ?
Un livre devient un autre livre à chaque fois que nous le lisons. Une ville c’est pareille invention, voyage à travers le temps, chaque parcours la transforme. Marcher dans les rues, c’est entrer dans les pages d’un livre. En garder une trace. Avec cet étonnement de voir, au fil du temps, se dessiner un chemin qui n’existait pas au moment où on le parcourait. Ce dialogue n’est pas celui d’un voyage, mais d’un parcours. Un ressassement de mots en mouvement dans le sens d’une marche en avant, dans le bruissement, la rumeur de la ville, son quotidien et la juxtaposition ou l’entrelacement de nos lignes de désir.
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En résidence d'écrivain soutenue par la Région Île-de-France à la Librairie Litote en tête, dans le 10ème arrondissement de Paris, de janvier à octobre 2010, j'ai mis en place une série de cartes blanches autour de mon travail de création.
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Rendez-vous sur MARELLE : Zone d'Activités Poétiques ou sur Liminaire pour découvrir le texte Photogénie des ombres peintes de Sandra Moussempès publié dans la collection poésie chez Flammarion, en 2009.
#1 : Un essai sur la visibilité, ce qu'écrire ne dit pas (Voix, texte, Sandra Moussempès 2009) #2 : Reminiscences (Chant Sandra Moussempès, mix Mark Cox, 1997) #3 : L'image presque fixe (Poème, voix, chant Sandra Moussempès, musique Blackfilm 2009) #4 : Is it the bird ? (Poème, voix et chant, Sandra Moussempès, mix Pierre Ménard, 2010) #5 : Deux ombres peintes (Poème, voix et chant, Sandra Moussempès, Musique Joffrey Ferry, 2004) #6 : Un corridor subtil (Poème "Corps de lumière", voix, chant Sandra Moussempès, mix Pierre Ménard, 2010) Les poèmes de Sandra Moussempès lus par elle-même dans cette compilation, sont extraits de "Captures" (Flammarion/Poésie 2004) et de "Photogénie des ombres peintes" (Flammarion/Poésie 2009) tous droits réservés.
Le quatrième numéro de la revue d’ici là est consacré à la mémoire : Le palimpseste de la mémoire est indestructible. Une bande son de quarante minutes est proposée en parallèle à la revue.
Sommaire du numéro : Vincent Alric, Michel Brosseau, Daniel Bourrion, Daniel Cabanis, Sabrina Caggianese, Anne Collongues, Stéphane Dussel, Claude Favre, Guillaume Fayard, Claire Fercak, Jean-Yves Fick, Xavier Galaup, Stéphane Gantelet, Hortense Gautier, Nathanaël Gobenceaux, Louise Imagine, Christine Jeanney, Isabelle Lartault, Pierre Le Pillouër, Jérémy Liron, François Matton, Pierre Ménard, Juliette Mezenc, Florence Noël, Grégory Noirot, Marc Pautrel, Virginie Poitrasson, Franck Queyraud, Annie Rioux, Joachim Séné, Nicolas Tardy, Emmanuel Tugny, Nicolas Vasse
33 auteurs / 115 pages
Les 25 premières pages à feuilleter librement sur Publie.net. Téléchargement proposé à 5,50 euros.
Merci à Charles Ives, Jean-Luc Godard, Michel Gondry, Jean Négroni, William S. Burroughs, Nathalie Sarraute, Bernard Herrmann, Alfred Hitchcock, Beriou, Beck, Marcel Proust, Stanley Kubrick, Christophe Honoré, Léo Ferré, Jeanne Moreau, Joe Brainard, Louis Garrel, Radiohead, Sami Frey, Georges Perec, Louis-Ferdinand Céline, Jules Supervielle, Martine Caplanne, François Truffaut, François Chaumette, Oskar Wiener, Julie Christie, Kim Novak, Zabou Breitman, Isabelle Carré, Bernard Campan et à Chris Marker à qui cette pièce est dédiée.
Le deuxième numéro de la revue d’ici là est consacré à l’empreinte, à la trace : Mystérieux travail d’un écart qui s’imprime.
« C’est l’écart devant lequel peut se penser la ressemblance en général, lorsque la ressemblance vient à produire de l’inassimilable. C’est l’écart devant lequel peut se penser le contact en général, lorsque le contact vient à produire de la distance. Tous ces paradoxes sont ceux de l’empreinte, en effet : formes et contre-formes ajointées dans le mystérieux travail d’un écart qui s’imprime. »
Georges Didi-Huberman, L’empreinte, Centre Georges Pompidou, 1997.
Sommaire du numéro :
Justine Abittan et Caroline Delieutraz (Les K.Kliniques), Giney Ayme, Laetitia Benat, Sereine Berlottier, Léa Bismuth, Daniel Bourrion, Michel Brosseau, Martin Bruneau, Claude Chambard, Denis Colin, Anne Collongues, Liza Corsillo, Pierre Coutelle, Etienne de Bary, Hélène Delprat, Caroline Diaz, Ed Fella, Michel Falempin, Claude Favre, Anne-Marie Garat, Virginie Gautier, Fred Griot, Laurent Herroux, Simon Høgsberg, Perrine Kuhn, Muriel Leray, Michel Longuet, François Matton, Philippe Maurel, Matthieu Mével, Carol Novack, jeanpierre paringaux, François Rannou, Hung Rannou, Caroline Sagot-Duvauroux, Anne Savelli, Joachim Séné, Lucien Suel, Eva Truffaut.
40 auteurs / 120 pages
Les 25 premières pages à feuilleter librement sur Publie.net. Téléchargement proposé à 5,50 euros.
Bande son d’ici là n°2 :
Pierre Ménard : Faites monter, Giney Ayme : Sur la durée des images, Pierre Ménard : Not a Robot, but a Ghost, Une idée de la fin, Empreintes nocturnes (Xenakis Remix).
Dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 janvier, de minuit dix à une heure du matin. Juste après l'émission Du jour au lendemain d'Alain Veinstein.
J'ai parlé avec Xavier de la Porte et Aude Lavigne, qui animent conjointement l'émission dans une décontraction qui détendrait le plus timide d'entre-nous, de mon parcours et de mes travaux : Les ateliers d'écriture hebdomadaires sur le wiki Marelle : Zone d'Activités Poétiques, et leurs extensions audios, avec le podcast de Marelle Radio qui place la poésie sur écoute. Nous avons longuement parlé du site de lectures versatilesPage 48, bien entendu. Mais également écouté certains de mes travaux sonores disponibles sur l'audioblog NouvelleVague sur la plate-forme d'Arte Radio et sur Virb ou sur Radiolist, la plate-forme sonore des arts visuels et sonores, avec un extrait de Sound & Vision # 8 consacré à San Francisco mixant Les films : L’inspecteur Harry, de Don Siegel, et Sueurs froides, d’Alfred Hitchcock. Nous avons assez peu parlé du travail d'écriture au quotidien sur le bloc-notes poétiques de Liminaire, mais ce n'est pas très grave, on ne peut pas parler de tout. En revanche on a évoqué Publie.net, l'expérience de textes contemporains en ligne, née sur une idée de François Bon qui en est le gérant, et en assure la coordination éditoriale et la direction avec Fred Griot. Seul oubli, la revue de création trimestrielle d'ici là. Mais ce sera l'occasion d'une prochaine émission...
Autre invité que je découvrais via l'émission programme complet de la soirée : Fabrice Peltier pour son livre "Design Pack" qu'il m'a gentiment offert à la fin de l'émission.
Le packaging est sans doute une des inventions les plus représentatives de notre société moderne. Omni-présent il a désormais un espace dédié à Paris avec cette DesignPack Gallery, dernier “projet” de l’agence de design P’Référence et fondée par Fabrice Peltier en 1985. La DesignPack Gallery comprend une boutique dédié à l’emballage (collector, détourné, etc…), une librairie sur le même thème, et des expositions temporaires.
Studio 168 Production : Aude Lavigne et Xavier de la Porte Réalisation : Thomas Beau Attachée d’émission : Marie Dalquié
Explorer le numérique, c’est apprendre à écrire directement en fonction de ses nouveaux outils, ses nouveaux possibles. Et pas de limitation.
« Lire sur l’écran, on le pratique tous, et de plus en plus. Il n’y a plus le livre d’un côté, l’info et le courrier de l’autre. Notre rapport au savoir, à la réflexion, mais aussi à l’étude, comme à l’instance extrême de mise en question du langage, là où on l’expérimente, a aussi glissé dans l’usage numérique. L’enjeu pour nous tous, on en est conscient depuis longtemps : comment insérer dans ces usages écran des fonctions de lecture dense, comment faire en sorte que la profusion forcément avec attraction consensuelle du web (mais c’est pareil dans la recomposition actuelle du paysage éditorial) permettent de guider vers le plus singulier, ce qui participera pour chacun de nous d’une nécessité, du rapport à l’imaginaire, ce que jusqu’ici on devait de façon exclusive au livre. »
« Interroger l’habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l’interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s’il ne véhiculait ni question ni réponse, comme s’il n’était porteur d’aucune information. Ce n’est même plus du conditionnement, c’est de l’anesthésie. Nous dormons notre vie d’un sommeil sans rêves. Mais où est-elle notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ? »
Georges Perec, L’Infra-ordinaire, Seuil, 1989.
Sommaire du numéro :
Gilles Amalvi, Félicia Atkinson, Ludovic Bablon, Isabelle Boinot, Raymond Bozier, Mathieu Brosseau, Michel Brosseau, Philippe Cou, Pierre Coutelle, Philippe De Jonckheere, Caroline Diaz, Armand Dupuy, Stéphane Dussel, Pierre Escot, Guillaume Fayard, Pierre-Yves Freund, Rémi Froger, Olivier Guéry, Déborah Heissler, Amande In, Anne Kawala, Frédéric Lavignette, David Lespiau, Arnaud Maïsetti, Xavier Makowski, François Matton, Pierre Ménard, Matthieu Mével, Grégory Noirot, Lolita Picco, Philippe Rahmy, Hubert Renard, Esther Salmona, Anne Savelli, Joachim Séné, Thibault de Vivies.
36 auteurs / 90 pages
Les 25 premières pages à feuilleter librement sur Publie.net. Téléchargement proposé à 5,50 euros.
Bande son d’ici là n°1 : Gilles Amalvi :Chronique de John Abdomen Raymond Bozier / Pierre Ménard :Ereitam Tam Pierre Ménard : Au jour le jour Extrait du film Un homme qui dort de Bernard Queysanne, d’après le livre de Georges Perec. Voix de Ludmila Mikaël. Musique : Philippe Drogoz et Eugénie Kuffler Ludovic Bablon :New-York : Discours sur les belles jeunes filles riches et inconnues Gilles Amalvi : Ballades. 1. Prélude.
Olivier Cadiot / Rodolphe Burger, "Totem & Tabou", in CD audio, Hôtel Robinson, Dernière bande, 2002.
Les morceaux que chante Rodolphe Burger sont les échantillons d'Olivier Cadiot, des phrases pour la plupart, courtes, bouclées, branchées sur d'autres. Des phrases qui font des histoires.
Chaque phrase dans ce morceau est une pièce, sept suffisent à composer une histoire : décor, adolescence, scène primitive, contexte socio-historique, usure du temps. Authentique mélodrame insulaire. Certaines phrases fonctionnent comme des clichés au sens photographique qu'on se remet sans cesse devant les yeux. On ne sait même plus ce qu'elles veulent dire.
A partir d’un souvenir personnel très fort (un moment de bonheur, un éclat de rire, une déception, une rencontre, une amitié, une douleur), tenter de le décrire avec sept phrases pas plus, en essayant de tourner autour.
Exposition dédicace du Label DERNIÈRE BANDE Samedi 6 & Dimanche 7 Décembre 2008 à la SOUND GALLERY 104 quai de Jemmapes, Paris 10e.
Vinyls, CD, DVD, Affiches, Vidéos Intégrale des albums de KAT ONOMA et RODOLPHE BURGER Et de : Jeanne Balibar, Chloé Mons & Alain Bashung, Yves Dormoy, James Blood Ulmer, Erik Marchand, Pierre Alferi, Olivier Cadiot, Valère Novarina, Philippe Poirier...
Dédicace le samedi 6 à partir de 16h. de certains des artistes
Rendez-vous sur MARELLE : Zone d'Activités Poétiques pour découvrir le texte La Funghimiracolette et autres trésors de l'équilibre d'Olivier Mellano édité par les éditions MF, en 2008.
Montage sonore à partir de lectures du texte d'Olivier Mallano lu par Pierre Ménard et d'extraits du concert d'Improvisationd'Olivier Mellano, avec Gaël Desbois, Philippe Tessier, Tonio Marinesco, qui a eu lieu au 1929, à Rennes, le 08 mai 2002. Ces extraits ainsi que d'autres morceaux d'Olivier Mellano sont disponibles sur le site Le Terrier, de L.L. de Mars.
Tomaz Šalamun est né à Zagreb en 1941. Poète slovène, il a publié plus de trente livres de poésie en slovène. Il s'est bâti d'une main ferme une réputation internationale autour de ce qu'un critique a appelé "la complexe santé mentale des limites" en décrivant son esprit anarchique subtil. Plusieurs de ses livres ont été traduits en anglais, dont ''The Four Questions of Melancholy'' (''White Pine Press'', New York, 1997). Sa poésie recouvre aussi bien la politique que des expériences intimes.
LJUDSKA Populaire, Tomaz Šalamun
Vsak pravi pesnik je pošast. Glas uničuje in ljudi. Petje zgradi tehniko, ki uničuje zemljo, da nas ne bi jedli črvi. Pijanček proda plašč. Lopov proda mater. Samo pesnik proda dušo, da jo loči od telesa, ki ga ljubi.
Tout vrai poète est un monstre. La voix détruit les gens aussi. Le chant bâtit la technique, qui détruit la terre pour que les vers ne nous mangent pas. L’ivrogne vend son imperméable. Le voyou vend sa mère. Seul le poète vend son âme, pour la séparer de son corps qu’il aime.
PESMI ZA UMRLIMI SANJAMI Poèmes derrière les rêves morts, Brane Mozetič
j'ai peur de faire l'amour avec toi, tu sais non parce que j'aurais peur de la mort, de la décomposition, du sol mouillé ou des longues séparations, tu ne sens pas assez
tu blesses trop rapidement, tu prononces des pensées vides et tu détruis tout devant toi, comme un ouragan tu emportes étrange et froid comme la vie
j'ai peur de tomber, quand je marche dans la ville, j'ai peur de m'écrouler en rien, que la pression comme la tienne m'écrase
que la rivière ne déborde, le soleil ne tombe, la tête ne se casse, les songes ne meurent, la peur est grande, comme le monde.
Traduit par Mojca Medvedšek et Jean-Paul Daoust
Brane Mozetič est né le 14 octobre 1958 à Ljubljana. Il a fait des études de littérature comparée à l’université de Ljubljana (1983), puis à la Sorbonne à Paris (1984-1985). Il a traduit en slovène plusieurs recueils de poètes français (dont Rimbaud), mais aussi des ouvrages de Jean Genet, Michel Foucault et Amin Maalouf. Il a publié dix recueils de poésie dont Conjurs (1987), Obsession, paru pour la première fois à Paris en 1991 (Obsedenost/Obsession. Traduction de William Cliff, Aleph and éditions Geneviève Pastre), Xarxa (1989), Angeli (1996), ainsi que trois romans.
ČAS JE C'est le temps, Alojz Ihan
Cas je, Da si povemo, ce si ploh lahko kaj povemo, In da si damo, ce si ploh lahko kaj damo. cas je In kmalu bomo ostali tudi brez njega.
C'est le temps, de se parler, si encore on peut se parler, et de se donner, si encore on peut se donner quelque chose. C'est le temps et bientôt on restera sans lui.
Alojz Ihan est né en 1961. Il est chercheur en microbiologie à l’Institut universitaire de Ljubljana. Dès les années 80, ses recueils de poèmes ont marqué la poésie slovène par sa volonté d’un retour, d’une réhabilitation de la narration comme trame du texte poétique. Largement primé dans son pays et traduit dans les pays de l’est de l’Europe, il dirige aussi la revue ''Sodobnost'' (''Le temps présent'').
Aleš Debeljak est né en 1961. Il a obtenu son diplôme de littérature comparée à l'université de Ljubljana et son doctorat de sociologie de la culture à l'université de Syracuse à New York. Il a publié les recueils de poèmes suivants : ''Zamenjave, Zamenjave'' (Echanges, échanges, 1982), ''Imena Smrti'' (''Noms de la mort'', 1985), ''Slovar Tisine'' (Dictionnaire de la mort, 1987), ''Minute Strahu'' (''Minutes de la peur'', 1990) ainsi que des essais : ''Melanholicne figure'' (Figures mélancoliques, 1988), ''Postmoderna sfinga'' (''Sphinx post-moderne'', 1989), ''Temno nebo amerike'' (''Ciel sombre de l'Amérique'', 1991, 1994), ''Pisma iz tujine'' (''Lettres de l'étranger'', 1993), ''Somrak idolov'' ("Crépuscule des idoles'', 1994). Il a rédigé une anthologie d'histoires brèves américaines. Ses livres sont traduits en serbo-croate, polonais, italien, allemand et anglais.
Uroš Zupan est né en 1963 à Trbovlje. Il a obtenu un diplôme en littérature comparée à la Faculté des arts de l'Université de Ljubljana. Il a publié six volumes de poésie, trois livres d'essais et une traduction d'un ouvrage de Yehuda Amichai. Traduit en plusieurs langues, en allemand, en polonais et en croate. Il vit et travaille comme rédacteur pigiste à Ljubljana.
OČE Le père, Boris A. Novak Boris A. Novak est un poète, auteur dramatique, traducteur et essayiste slovène. Il enseigne la littérature comparée à l’Université de Ljubljana où il a obtenu son doctorat en soutenant sa thèse : « La réception des formes poétiques romanes dans la poésie slovène ». Jusqu’ici, il a publié 60 livres y compris des recueils de poésie dont « La Fille de la mémoire » (1981), « 1001 vers (1983), « Formes du monde » (1991), « Le Maître de l’insomnie » (1995), « Le Rayonnement » (2003). Novak traduit la littérature française et provençale, anglaise et américaine, néerlandaise, ainsi que la poésie des langues slaves…
Musiques :
Extraits de morceaux de compositeurs Slovènes : Bozidar Kantuser, Uroš Rojko, Vinko Globokar, Damijan Mocnik.
Le Festival de l'Astrolabevous propose trois jours de rencontres avec des écrivains slovènes d'envergure, ''Boris Pahor, Boris A. Novak, Evgen Bavcar,'' trois jours pour s'initier à la typographie de ''Jean Vodaine'', pour s'immerger dans la musique de ''Bozidar Kantuser'', trois jours pour s'imprégner de la culture Slovène au travers d'ateliers d'écriture, d'atelier typographie, de contes, de performance plastique… Mais aussi pour faire une incursion dans l'industrie avec une exposition d'appareils électroménagers aux designs audacieux du groupe industriel ''Gorenje''. A la Médiathèque de l'Astrolabe, à Melun, du 05 au 07 juin 2008.
Ce mixage a été réalisé à partir de l'ensemble des fichiers sonores diffusés dans le superbe nouveau numéro de la revue DOC(K)S qui vient de paraître, un numéro de 416 pages avec un DVD double couche (2h15 de projection) et un CD-Rom, un numéro réalisé par Philippe Castellin et Jean Torregrosa avec la collaboration de Jean-Marc Montéra, un numéro intitulé "Le son d'amour" ou "Leçons d'amour".
Du 28 mars au 22 juin 2008, la Fondation Cartierprésente Land 250, une grande exposition personnelle de l’artiste et musicienne américaine, dédiée aux multiples facettes de sa production artistique. Réunissant des oeuvres réalisées entre 1967 et 2007, elle permet de découvrir l’univers lyrique, spirituel et poétique de l’artiste. La voix vibrante de Patti Smith domine l’ensemble des installations, créées spécialement pour l’exposition et présentant une sélection de photographies, de dessins et de films.
J'avais peut-être 8 ans, j'habitais en banlieue. Un dimanche après-midi, nous nous promenions en famille, avec ma sœur et mes parents. Une Coccinelle déboule en trombe sur la route de la piscine, sur son toît très chargé, un amas d'affaires mal arrimées, valises, sacs et cartons divers. La voiture prend un virage très serré, façon série télé, crissements de pneus et la voilà déjà loin. Un 33 tours est tombé à pieds. Je me baisse et ramasse fébrilement le disque vinyle intact. Il s'agit de Radio Ethiopia de Patti Smith. Je me souviens encore de la pochette noire, le visage de Patti Smith, assise par terre, de profil, sa chemise noire. C'est comme ça que j'ai découvert la musique de Patti Smith. Et son univers.
Cet enregistrement réunit trois morceaux de l'Album Radio Ethiopia, du Patti Smith Group (Abyssinia, Distant Fingers, et Pissing in a River), mais également des lectures de la chanteuse (The Oracle, et One touch of Venus, extraits du livre Statues, Lecture de René Daumal au Café Le Rouquet, et un poème sur Picasso diffusé surArteen 2005), ainsi que Being beauteous et Départ, deux poèmes extraits des Illuminations d'Arthur Rimbaud, lu par Denis Lavant.
L'enregistrement présenté ici est un montage de plusieurs récits racontés dans le cadre d'un atelier de création qui s'est déroulé à la Médiathèque de l'Astrolabe à Melun. Le principe s'inspire du film "Une sale histoire" de Jean Eustache. Les participants racontent une histoire qui leur est arrivée, une histoire vraie, puis une histoire inventée devant les autres personnes. Ensuite, en huis clos, ils choisissent un récit parmi ceux qu'ils viennent d'entendre et doivent le raconter comme s'il était le leur. A la fin, on ne sait plus trop où est le vrai, où est le faux.
Cinq ans après La maman et la putain, Jean Eustache tente une petite expérience cinématographique, un film composé de deux récits relatant la même histoire : "Un homme, jeune, raconte à un auditoire d'amies une histoire qui a été la sienne : pendant un temps, son plaisir consistait à regarder, à travers une fente de la porte, dans les toilettes féminines d'un café, presque allongé par terre, le sexes des femmes.
Cette histoire, Eustache nous la présente deux fois, en deux films apparemment identiques (même scénario, même présentation, même texte) ; il n'y a pourtant pas répétition pure et simple, car le premier film que nous voyons est une fiction, jouée par Michael Lonsdale, et le second une scène vécue par des non-professionnels, où Jean-Noël Picq raconte cette histoire - son histoire, qu'il l'ait vécu ou qu'il l'invente - à des amies."
"Cette sale histoire que je voulais la faire depuis des années et je cherchais des biais pour la faire. D'abord, je pensais la mettre dans un long-métrage, en faire une digression (...) Ensuite, j'ai pensé : "Ce qui est intéressant dans cette histoire, c'est la réflexion, donc je ne vais l'illustrer qu'à moitié, l'illustration sera portée par le récit, on verra tantôt l'action, tantôt le récitant." J'ai pensé que ce n'était pas bien non plus et , en dernier lieu, j'ai trouvé que la seule façon de faire ce film c'était le récit, filmer le type qui raconte l'histoire. C'est le film impossible à faire, je le déclare impossible. J'essaie de l'écrire, et je ne le peux pas, donc je la fais raconter. J'ai inclus ma préoccupation et ma recherche dans le film."
11 heures et 18 heures minutes d’échanges par chat entre Pierre Ménard et Esther Salmona. Lecture enregistrée à la Gare de l’Est, Paris, sur CD audio.
enunjour est le blog/catalogue d'une forme expérimentale d'édition. Polymorphe, enunjour se nourrit de collaborations. Le jour se retrouve dans chaque exemplaire comme contrainte, protocole, limite, à un niveau plus ou moins évident.
A l'occasion du Salon du Livre 2008, le journal du 13 mars Libération contenait un CD "Lettres d'Israël" avec 12 extraits d'œuvres littéraires lus par Anne Alvaro, Stéphane Freiss et Daniel Mesguich.
Mixage réalisé à partir de dix de ces textes :
Pipelines (La colle forte) : Etgar Keret Vie et mort en 4 rimes : Amos Oz Théra : Zeruya Shalev Les gens indispensables ne meurent jamais : Amir Gutfreund La mer sans retour : Aliza Olmert Dans la peau de Gisela : David Grossman Textile : Orly Castel-Bloom Des papillons sous la pluie : Mira Maguen Un feu amical : A. B. Yehoshua Beaufort : Ron Leshem
La longueur de 4'33" est en fait désignée par pur hasard. Et c'est ce temps qui donne son titre à l'œuvre.
4'33" des morceaux suivants de John Cage :
variations II eight whiskus music for two ryoanji music for eight five aria quietly flowing along slowly rocking nearly stationary quodlibet credo in us imaginary landscape n°1 inlets imaginary landscape n°3 but what about the noise of crumpling paper which he used to do in order to paint the seroes of "papiers froissés" or tearing up paper to make "papiers déchirés ?" arp was stimulated by water (sea, lake and flowing waters like rivers), forests
Et la voix de John Cage lisant son Mushroom haïku.
Centre international de poésie Marseille
Centre de la Vieille Charité - 2, rue de la Charité - 13236 Marseille Cedex 02 tel : 04 91 91 26 45 - fax : 04 91 90 99 51 www.cipmarseille.com - cipm@cipmarseille.com
entrée libre ouvert du mardi au samedi, de 12h à 19h bibliothèque : du mercredi au samedi, de 14h à 19h