Ce mixage a été réalisé à partir de l'ensemble des fichiers sonores diffusés dans le superbe nouveau numéro de la revue DOC(K)S qui vient de paraître, un numéro de 416 pages avec un DVD double couche (2h15 de projection) et un CD-Rom, un numéro réalisé par Philippe Castellin et Jean Torregrosa avec la collaboration de Jean-Marc Montéra, un numéro intitulé "Le son d'amour" ou "Leçons d'amour".
Silence Radio a lancé à l'automne un appel à contribution. Voici le résultat. Un ensemble de quatre pastilles pour lutter contre l'hiver.
PAS > Rodolphe Alexis, SR remix SilenceRadio.org réduit en poudre recycle une nouvelle vague.
ÎLES CAROLINE > Aymeric de Tapol, SR remix Elle ré-essaie. Quoiqu'on fasse.
FREEPATOUILLE > Niko Uské, SR remix L'Orchestra del Titanic plays 'That's amore'.
nO! > Sarah Washington, SR remix Et pourquoi pas ?
Voici ma version personnelle du remix des sons bleus diffusés depuis les début de Silence Radio. Elle sera sera mise en valeur et diffusée lors du prochain festival de l'Atelier de création sonore radiophonique fin octobre 2007 à Bruxelles.
Partir ? Toujours partir...
C'est une question de tour de main. Nous vivons l'histoire de tous les jours comme une expérience chaotique, décousue, kaléidoscopique, souvent absurde ; mais des historiens nous attendons de l'ordre, de la cohérence, un début clair et un dénouement net. Je ne pouvais m'empêcher de venir, ici ou là, j'oubliai d'ailleurs le froid et l'humidité ces dernières semaines. Je sais ce que vous voulez dire. Ce besoin de réaffirmer les évidences devient épuisant. Il n'y a que cela. Les chemins désertés. Le soleil s'est caché, le vrai ciel est gris, les ombres terribles au milieu de ce qu'elles ont été. Le vide inhumain de la forêt désaffectée. D'ailleurs on ne revient plus que très tard. Traverser la rue dans un état incertain de chagrin aboutit beaucoup plus loin. Les raisons invoquées étaient littéraires, les intentions politiques, le motif réel, assurément commercial. De tels incidents, trop douloureux quand on aime, sont juxtaposés en une interminable série. On commence à y construire.
Lectures de textes, extraits de films, pièces sonores, messages audio, téléphoniques, interviews, reportages et témoignages originaux sont rassemblés dans ce projet de programme radiophonique, conçu comme une déambulation sonore, au bout du fil, en textes et sons détachés et décalés. Des collages, des assemblages, des « compositions » pour sonder les multiples facettes du téléphone, les questionner, les exprimer, les analyser et les rêver tout à la fois. Tracer leurs lignes de fuite.
Charles Pennequin, Le répondeur. Coraline Janvier, Voice mail. Four Ophones : Ambassade suédoise, Tokyo, octobre 2004. Konstfack, Stokholm, janvier 2005. Pierre Ménard, Simple comme, 2006. Dial a Poem : Joe Brainard, I Remember, 1970. John Giorno, 5. extrait de Shit, Piss, Blood, Pus + Brains, 1976. Arnold Pasquier, Silence on tourne & Tu vas me manquer, 1995 et 1997.
Sound Transit est un site néerlandais de phonographies, des sortes de photos sonores enregistrées aux quatre coins de la planète comme par exemple des bruits de marché, de nature, de métro, la plupart sont vraiment complètement dépaysants. Le site est entièrement rédigé en anglais mais est très simple d’utilisation. Deux façons pour vous balader :
- vous pouvez faire une recherche toute simple par pays ou par mot clé. Par exemple en tapant le mot Spring, vous pourrez écouter plus d'une quinzaine de sons printanniers enregistrés dans le monde entier. - le site vous propose également de vous composer un voyage sonore. Vous entrez une ville de départ, puis une ville d’arrivée et le nombre d’étapes que vous souhaitez faire. Une fois votre voyage déterminé, vous pourrez télécharger votre voyage sonore sur votre ordinateur. Plus de 800 sons disponibles.
Sound Transit est un site communautaire. 231 artistes du monde entier l’alimentent. Et chacun d’entre nous peut soumettre ses propres sons aux sites et ainsi faire profiter le monde entier de ses talents de phonographes...
Un exemple de voyage sonore :
Départ de Paris (France), en passant par Wuhan (Chine), puis détours par Anvers (Belgique), retour vers Barstow Californie (USA), Hanau (Allemagne), puis Skaftafelle (Islande), avant l'arrivée à Tokyo (Japon).
Le générique de Star Wars joué par des cloches d'église, une interprétation a cappella de chansons sur l'art, une voix informatique qui décline des noms de virus, des messages entre pilotes et tour de contrôle, de la poésie sonore, une musique aléatoire composée sur la base de 8 notes, des fantômes déjantés qui se produisent sur scène... Voici un aperçu des pièces sonores diffusées sur RADIO. du 27 au 30 avril 2006, 24h sur 24, via une radio web conçue spécifiquement pour l'occasion. Des pièces sonores hétérogènes et insolites d'artistes plasticiens, d'écrivains ou de musiciens, toutes générations confondues.
Retrouvez l'intégralité des pièces diffusées sur Internet en temps réel, des pièces préenregistrées ou réalisées sur place, par les artistes invités sur le site de RADIO.
"Mais il y a, tout au long des marchés de Provence, tant de filles jolies, tant de filles jolies, qu'au milieu des fenouils, melons et céleris, j'ai bien de temps en temps quelques idées qui dansent. Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle, ai croisé des regards que je ne voyais pas, j''ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas, ces filles du soleil qui rient et qui m'appellent, le matin au marché... Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne l'accent qui se promène et qui n'en finit pas."
Au Théâtre de La Villette, Faustin Linyekula a présenté Radio Okapi, spectacle retransmis par radio au Congo.
« Radio Okapi, c’est cette radio mise en place par l’ONU et la Fondation Hirondelle en février 2002 qui, depuis, a accompagné la RDC (République Démocratique du Congo) dans un difficile et encore fragile processus de réunification, après plusieurs années de lourds conflits. Radio Okapi, c’est aussi cette “ radio dédicace ”, tissant par la magie des ondes des liens ténus entre amis, parents et proches à travers le territoire. La radio, c’est encore cette voix qui dans mon enfance décrivait si bien les matchs de football qu’il me semblait littéralement les voir… Alors pourquoi ne pas transmettre à la radio ma danse à mes amis et proches qui, à Kisangani ou ailleurs, ne m’ont jamais vu danser ? En attendant, simplement faire venir ici quelques voix de là-bas et inviter des amis artistes à les écouter avec moi… Jouer pour ceux qui sont loin : la famille, les amis, ceux qui sont morts... S’adresser aux absents en prenant à témoin le public présent. »
Les Echos de la Fête de la Musique Le tour du monde multimédia des Fêtes de la Musique
La Fête de la Musique est désormais célébrée dans plus de 110 pays et 250 villes sur les cinq continents.
> Bondi FM (Australie) > Radio Pulsar (Burkina Faso) > Love Radio (Chine) > France Musique - « Couleurs du Monde » (France) > Radio Liban (Liban) > Radio Kledu (Mali) > Galay Tsahal (Israel) > La Mega 107.3 (Vénézuela) > Radio Nova (France) > Radio Paris-La -Paz (Bolivie) > Couleur 3 "La Planète Bleue " (Suisse et France) > Radio Zero (Chili) > Radio Campus (France) > Hagala U (Colombie) > Resonance FM (Royaume-Uni) > Radio Canada - « Bande à Part » (Canada) > Francophonie Diffusion - Excuse My French (France)
Extraits d'oeuvres sonores sélectionnées dans le cadre de l'appel à créations de SONOR : Festival des écoutes radiophoniques, qui s'est tenu à Nantes du 08 au 12 mars 2006.
Plus d'informations sur ce festival sur le site de l'association Histoires d'ondes.
Les passants d'une petite rue, du vent dans l'arbre devant la grille d'entrée, hauts murs blancs de la maison au pied des immeubles. On croit que le plan d'ouverture est la réalité alors qu'en fait c'est une image volée avec une caméra vidéo. Une précision proche de la musique, il aime les souffles, les pauses. Le culte de l'individualisme et sentiment de la dépossession de soi. Lire la critique de Stéphane Mas sur le film "Caché" de Michaël Hanecke sur le site de la revue Peauneuve.net
Prendre le train de banlieue tous les jours pour se rendre à son travail. Et tous les jours c'est la même chose. L'histoire se répète. Même voyageurs, même paysages, même fatigue ambiante et mêmes bruits. Toujours les mêmes sons. A la gare tout le monde descend. Décrire un trajet que l’on fait tous les jours (en train par exemple) et noter sur le vif, sur le motif, ce que l’on voit et les réflexions que ce voyage immobile fait surgir en nous, au rythme de son avancée : « Variations de récit sur réel répété à l'identique, et pousser cela à bout, et rien d'autre même au récit que ces images pauvres, rue qui s'en va en tournant, encore ces maisons aux angles trop droits, encore un garage et des immeubles. » Ici, c'est la cinématographique arrivée du train en gare dont on tire le son. Leçon ?